THE PERFECT HARMONY (écrits)

Il y a la mère et le père, la grand-mère aussi sans doute, une ou deux cousines, des nouveaux, des anciens, des petits devenus grands accompagnés de leurs enfants. Ces mêmes enfants qui amèneront, le temps venu, de nouvelles têtes dans la famille, avec de nouveaux enfants pour créer du lien entre tous.

Et puis il y a les absents. Ceux qui manquent à chacun et à tous. Ceux sans qui nous ne serions pas ensemble aujourd’hui. Ces absents qui dessinent chaque famille et qui rendent singulière chaque histoire. Ces absents qui nous tiennent ensemble dans les moments forts de la vie, quand la famille a besoin de se retrouver et de faire bloc.

Voilà l’ambiguité de la réunion de famille. Se retrouver pour ceux qui ne sont plus là. Au milieu de l’agitation générale, certains s’isolent. Le silence les enveloppe. Seuls leurs corps restent présents. Ces corps qui les trahissent au détour d’un regard, d’un geste, d’un souffle. Il va falloir rester, partager, s’amuser jusque tard dans la nuit. Pour ceux qui sont partis. Parce que, même après eux, la famille doit exister encore.

Cette dualité intérieure chez certains transforme cette journée en apparence festive et ordinaire en un huis clos singulier qui s’étirera, sans concession, jusqu’au bout de la nuit.

Cette nuit qui enveloppe, qui décuple les émotions, le plaisir et l’inconfort. Au milieu de la foule, des visages qui ne livrent pas directement leur secrets. Ecouter les silences, profiter des tensions, des face à face, des ombres même pour espérer saisir ces émotions cachées. Et retrouver cet amour indiscutable qui continue de réunir les familles, génération après génération.